Vues d’expositions – 2018

MAROUFLAGE

 Goxwa crée fréquemment des pièces uniques sous forme de marouflages, en se basant sur des digigraphies de peintures originales.

Le procédé consiste à retravailler une impression numérique tirée d’une peinture originale en une autre œuvre d’art originale et unique.

L’impression numérique (Digigraphie) de haute qualité est soigneusement montée et collée sur un panneau de bois.

Goxwa la retravaille ensuite à l’huile et à la cire.

Chaque pièce devient ainsi une création singulière.

La vidéo ci-dessous nous permet de mieux visualiser le procédé.  Prix sur demande.

//

 Goxwa frequently creates one-off pieces in the form of marouflages, based on digigraphies of original paintings.

The process involves reworking a digital print from an original painting into another original and unique work of art.

The high-quality digital print is carefully mounted and glued to a wooden panel.

Goxwa then reworks it with oil and wax.

In this way, each piece becomes a singular creation. The video below gives a better idea of the process. Prices on request.

Price and dimensions upon request.

//

Ci-dessous (Below)

EXEMPLE D’UNE DIGIGRAPHIE RETOUCHÉE – À L’HUILE ET À LA CIRE MAROUFLÉE SUR BOIS

AVANT/APRÈS

EXAMPLE OF A RETOUCHED DIGIGRAPHY –  IN OIL AND WAX ON WOOD

BEFORE/ AFTER

AvantAprès

Digigraphie marouflé sur bois – 130 x 81 cm

Ci dessous (Below) : Vidéo de présentation de la technique de marouflage

Texte de Laurent Benoist

La peinture au long cours de Goxwa 

Raclée, griffée, la peinture de Goxwa porte en elle les stigmates de sa propre corporalité. Ce n’est pas tant le sujet dans sa peinture qui interpelle que sa nature elle-même. Ses sujets obéissent après tout à un répertoire que l’on pourrait qualifier de restreint, pétri aussi bien de références aux grands maîtres anciens que Goxwa porte aux nues que de résurgences du propre parcours personnel de l’artiste née à Malte et aujourd’hui installée à Paris..

Classique de par le répertoire choisi, sa peinture l’est sans aucun doute : fleurs vivaces ou baignant dans l’eau de leur vase, fruits attendant rondement dans le compotier,   danseuses dont l’arabesque des mouvements occupe toute la surface de la toile, princesses alanguies sur leur récamier ou bien façades de palais dont les linteaux, pilastres et métopes accrochent les derniers rayons de lumière crépusculaire… Sa peinture fait ainsi preuve de syncrétisme, mêlant allègrement les ports imaginaires du Lorrain aux vedute de Canaletto, rappelant aussi bien les masques du Fayoum que les aquarelles lascives de Rodin, ou bien, enfin, faisant surgir chez le spectateur des  réminiscences du chiarocsurco du Caravage et des lumières orageuses que l’on trouve chez Giorgione. Faut-il voir dans cette convergence d’influences aussi diverses que bien senties, un apport dû aux origines maltaises de Goxwa ? Peut-être. Île au mitan de l’Afrique et de l’Europe, enjeu stratégique majeur depuis que la Méditerranée n’est qu’un lac, Malte est à la fois au confluent de toutes les civilisations qui l’ont convoitée tout en ayant réussi la gageure de conserver son intégrité culturelle et insulaire. C’est certainement à partir de cette mixité et de cette identité que s’est forgée la peinture de Goxwa, à la fois si riche en évocations et si unique.

Travaillé à la cire additionnée de pigments, le fond de ses toiles est patiemment monté à la manière d’un palimpseste toujours recommencé. Un des attraits indéniables de sa peinture réside dans cette matité organique si particulière, conférée par cette peau de cire. Ce n’est qu’une fois ce fond achevé, palpitant de veines colorées et sillonné par l’empreinte de ses couteaux, que Goxwa sait alors qu’elle sera le sujet auquel elle s’attaquera au pinceau. Il lui faut ainsi ce temps préparatoire, cet espace liminaire pour entrer de plain pied dans sa toile… La légende veut que les premières toiles, utilisées par les peintres vénitiens, étaient en fait des pans de voiles de navires croisant dans la lagune… Goxwa perpétue ainsi à sa façon cette histoire aussi belle que sans doute apocryphe. Dans l’intimité de son atelier parisien, elle conjure les vents nécessaires qui gonflent sa toile, lui insufflant en quelque sorte sa destination finale. Après tout, pareil au navigateur, le travail d’un peintre n’est-il pas de guider son tableau à bon port ?

Texte de Laurent Benoist

The long-haul paintings of Goxwa

 Scraped, scratched, furrowed… Goxwa’s paintings carry within themselves the stigmata of their own corporeality. We are drawn into them in part because of her astute choice of subject and in part because of the very nature of her paintings. Perhaps even more so. Goxwa has a tight repertoire of subjects, infused with references to the paintings of the old masters that she admires so much as well as fueled from the experience of her own personal journey, from Malta, where she was born and raised to Paris where she now  lives.

Looking at her choice of subjects, it can be said that Goxwa’s paintings are undoubtedly classic:   flowers in full bloom, others sitting in their vase, fruits quietly waiting in their bowl, dancers whose arabesques float on the surface of the canvas, languid princesses stretched out on their divan, palace facades with their lintels, pilasters and metopes catching the last rays of twilight… The term of syncretism aptly describes her paintings: drawing from the visions of Claude Lorrain’s imaginary ports as much as from Canaletto’s vedute, they are also reminiscent of the Fayoum portraits and Rodin’s lascivious watercolours. Those viewers familiar with Caravaggio’s chiaroscuro as well as the thunderous and foreboding lights often found in Giorgione’s paintings will be standing on familiar ground here. It might just be that this convergence of diverse yet pertinent influences is the result of Goxwa’s origins. As a small island halfway between Europe and Africa, Malta has always been a much coveted asset by all the Mediterranean civilisations. Yet, traversed through the ages by many cultures, Malta has nonetheless managed to retain both its insular identity. Both unique and richly evocative, Goxwa’s painting have certainly grown from this.

The background of her paintings are worked with a mixture of wax and coloured pigments, very much like a never ending palimpsest. One of their main appeals undoubtedly lies in their distinctive organic matt effect, brought on by the skin of wax. It is only after this background is finished, pulsating with coloured veins, furrowed by her palette knives, that Goxwa knows what the subject of the painting will be. This preparatory time, this liminal space as it were, is needed before she can delve inside the painting. It has been said that the first canvasses used by the Venetian painters were in fact scraps of sailcloth from the vessels sailing in the lagoon. Goxwa in her own way perpetuates this story, as beautiful as it is probably apocryphal. In the intimacy of her Paris studio, she conjures up the necessary wind that blows her canvas, nudging it towards its final destination. For after all, isn’t the painter’s toil akin to the navigator’s: bringing his painting safely into port?

EXPOSITION EN COURS

LES ARTISTES REPRÉSENTÉS PAR LA GALERIE FELLI

Katarina Axelsson - Stammar 18 - 39 x 50 cm - Acrylique sur bois
Agnès Baillon - Rendez-vous de jeune - H 33 cm - Papier mâché
CHEREL - Petit estuaire 2 - 30 x 42 cm - Encre et brou de noix sur papier marouflé sur toile
Rivage - 146 x 114 cm - Acrylique sur papier marouflé sur toile
Éternel retour - 114 x 116 cm
Petite cascade - 50 x 50 cm - Huile sur toile
s.t., 2018, olio su tela, cm. 30x20
Marina HO - Dos bleu - 50 x 50 cm - Huile sur papier marouflé sur bois
Black Horse ! - Gravure - 80 x 72 cm
Chaque année au même endroit - 100 x 100 cm - Tirage argentique, pigments marouflé sur toile
Marc Perez - Père et enfant - h 90 cm - Technique mixte - 2020
Soir (disparu), 2018, mine de plomb, 80 x 64 cm