Bertrand FLACHOT

La Galerie est ouverte du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à19h

DU 6 AU 26 SEPTEMBRE 2014

PIETROPOLI

PIETROPOLI

DU 6 SEPTEMBRE AU 26 SEPTEMBRE 2014 POUR PLUS D’INFORMATIONS – NOUS CONTACTER ICI Patrick Pietropoli est né en 1953 à Paris . Il vit et travaille actuellement à new-York. A partir des années 1980, il se consacre exclusivement  à la peinture et à la sculpture.

13
déc
PROCHAINE EXPOSITION NOVEMBRE 2014

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BERTRAND FLACHOT

 

PRESS RELEASE – Téléchargez/Visualisez le Dossier de presse de la dernière exposition personnelle qui a eu lieu en novembre 2012  B.FLACHOT DDP

 

RE-MISE EN LIGNES

 

Serge Hartman avait parlé d’une « technique de la révélation »  et d’une « ambiguïté formelle » à propos du travail du plasticien Bertrand  Flachot. Le photographe-dessinateur a longtemps travaillé sur fond  noir avant de laisser la part réservée au dessin prendre  le pas sur l’image photographique d’un paysage, d’un arbre, ou bien d’un nid. De la  genèse d’une œuvre polymorphe à son épanouissement actuel, trente années se sont écoulées. Au crépuscule des années 1970, diplômé de  l’Ecole Nationale des Arts Décoratif (1973-78), Bertrand Flachot s’intéresse tout particulièrement à la scénographie de la vie  quotidienne sous la direction d’Hervé Fischer et de l’Ecole d’Art  Sociologique fondée quelques années auparavant. Tout en se rapprochant du Body Art, de la performance, de Michel  Journiac et d’Hermann Nitsch, il persévère à pratiquer la peinture – éclairé par le rapport éminemment physique que Jackson Pollock entretenait avec l’art de la peinture – et la photographie. Le besoin de se confronter au réel constituera une valeur constante dans l’œuvre de l’artiste : le geste et l’occupation de la surface et de l’espace s’imposent dès cette époque comme action précédant à toutes ses  créations. Dans l’atelier du Quai de la Seine qu’il occupe jusqu’en 1990,  il imagine pas à pas une transformation dans la façon d’exposer et de  présenter la peinture, expérimente l’éclatement des formes et la  synthèse des médiums. Il réalise un premier cube peint, en volume, en 1988/89. La peinture est ainsi mise en espace, valorisant le temps même de sa réalisation. Ces espaces/cubes peints de grandes dimensions sont ensuite photographiés, les photographies étant à leur tour distinctement présentées. Une reproduction photographique de ces  installations picturales sera d’ailleurs exposée au salon de Montrouge  en 1985. Cette production disparaît, désastreusement, dans un incendie  en février 1990. La genèse de l’œuvre, des années de travail, de  recherches et d’archives disparaissent ainsi.

Il s’installe en Seine et Marne cette année-là, au cœur de la campagne de son enfance, en Seine et Marne. Il y investit un territoire boisé  proche d’un nouvel atelier, terrain où il éprouve le désir de travailler en  alliant une recherche initialement picturale à un travail physique d’entretien de la terre au rythme des saisons, observant les mutations  du paysage, des arbres et des sous-bois, des entrelacs, des branchages  et des ronces.

Ce lieu, réminiscence de l’atelier parisien, devient un «  laboratoire » avec lequel il entretient un lien intime extrêmement  fort. C’est ce terrain boisé que Bertrand Flachot photographie depuis, tout en complétant la réalité du paysage par le trait, prolongeant ainsi l’instant particulièrement court de la prise de vue  photographique par celui, beaucoup plus long, du dessin. Deux instants  distincts seront ainsi fixés sur le champ photographique souvent  soumis à l’art de l’installation

L’avènement du numérique lui permet de renouer, à partir des années  2000, avec ses principes originels de transversalité des supports et des médiums, tels qu’il les avait initialement envisagés, invitant l’artiste à réaliser au-delà des tirages classiques, de nouveaux cubes où se répandent ses compositions photo-dessinées. Son désir d’investir l’espace, de le reproduire et de le prolonger prend forme avec le container intitulé Transfert, réalisée en 2011, commandé par le Centre d’Art Contemporain du Luxembourg Belge. À titre d’exemple, Les Rets, projet d’ensemble de 365 panneaux photographiques  sous diasec de 31 x 41 cm – chacun correspondant à une journée, qu’il peut décliner à l’infini et qui peuvent être présentés de manière parfaitement aléatoire – sont définis par l’artiste comme des « pièges  à visions, formés de filets de traits entremêlés, d’un réseau de  maille. » En juxtaposant plusieurs prises de vue et plusieurs états  toutefois unifiés par le geste et le trait, il défragmente le réel pour réinventer la nature en la magnifiant d’un trait aux apparences de cheveux d’anges et dans des espaces entremêlés où la lumière, changeante, captée, joue un rôle irradiant.

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