Samuel YAL

Diplômé en Arts appliqués (ENAAI , Chambéry, 2003) et d’un Master II en Arts Plastiques et de Sciences de l’Art à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne (2008), Samuel Yal expose régulièrement depuis 2004, notamment dans des centres d’art et institutions culturelles comme l’Abbaye de Fontevraud, Arteppes d’Annecy, entre autres.

En 2012, il présente une oeuvre monumentale dans le quartier du Marais à Paris, à l’occasion de la Nuit Blanche (Head Air Space) qui affirme sa volonté de combiner sculpture, modelage et installation.

Samuel Yal explore la forme humaine et son énergie à travers ces médiums. Son travail procède à une déconstruction de ce procédé avec les outils et la technique de la céramique et du moulage. Modeler, répéter, mouler, reproduire, rétrécir, fragmenter, rassembler, circonscrire, suspendre : Autant d’actions et de gestes qui lui permettent d’envisager la sculpture comme un processus de mutation de la forme. Autant d’outils qui lui permettent de s’approprier l’espace : celui de l’oeuvre mais aussi celui du corps du spectateur.

L’installation Dissolution (2011) figure l’explosion d’un visage, sa dissolution dans l’espace. Il explore également la problématique du passage de la présence à l’absence, du visible à l’invisible. Les fragments de visages y semblent mus par une perpétuelle force d’extension qui crée un espace semi-sphérique. Le volume ainsi créé rejoint la dimension du corps du spectateur. Dans la série Impression les visages et les corps sont recouverts de plusieurs milliers d’épines de porcelaine. L’effet visuel se situe au carrefour de plusieurs cultures aussi primitives que futuristes. Le regard ne fixe plus la forme et la sculpture échappe à la captation du regard. Comme si la présence, celle de l’autre, ou celle de l’art, relevait de l’indiscernable. Le corps n’est plus limité à lui-même, sa présence le dépasse. La sculpture devient floue, brouille la limite entre le corps et son environnement.

Mais surtout, à travers chaque pièce, Samuel Yal suscite par l’étrangeté et la beauté de ses sculpto-installations et figures de porcelaine, autant de saisissement que d’enchantement.