Philippe SEGERAL

Philippe Ségéral est né en 1954.

Il vit et travaille actuellement et depuis une vingtaine d’années en Normandie et à Paris.

A partir de 1982, il se consacre exclusivement au dessin : dessins à la mine de plomb ou au fusain, souvent mêlés à l’encre, plus épisodiquement pastel. Ses mines de plomb et fusains sont présentés à Paris en 1982 et 1983 à la Galerie Claude Bernard « Jeunes ». Il obtient le Prix de Dessin du Salon de Montrouge en 1983. A partir de 1984, la Galerie Jacob (Paris), dirigée par Denise Renard, organise des expositions personnelles régulières (1984, 1987, 1990, 1991, 1995) de ses dessins. De 1992 à 1994 il réalise avec l’aide de la Fondation Paribas un ensemble de 12 dessins de grand format autour de l’Enéide de Virgile. Son travail est montré également à la Gallery K (Washington), dirigée par Marc Moyens et Kome Watchi, à la Galerie Lucien Schweitzer (Luxembourg), dans diverses expositions collectives en France et à l’étranger et dans des musées (Musée de Montargis, d’Aurillac) ou espaces d’art contemporain (St-Quentin, St-Yrieix). A partir de 1997, ses principales expositions personnelles ont été organisées par la la Galerie Sabine Puget (Paris 1997, 2000, 2002, Fox-Amphoux 2006), la Galerie Patrick Varnier (Paris 2003, 2006), la Galerie Marc Larrère (Paris 2005, 2009), la Galerie Lucien Schweitzer (Luxembourg 2007), et la Galerie Fred Lanzenberg (Bruxelles 2004), la Galerie Mendès (Paris, 2009) et le Centre Culturel Les Dominicaines (Pont-l’Evêque, 2009). Philippe Ségéral a aussi réalisé plusieurs livres d’artistes.

Philippe Ségéral restitue à la mine de plomb sur papier, au fusain et à l’encre, ce que le voyageur égaré éprouve et ce dont il se souvient. De l’empreinte – de cette inscription à la mémoire – du souvenir des arbres, des fleuves, des forêts, des chemins sinueux et de la lumière qui les magnifie, naissent les impressions dérobées de l’artiste, quelque part entre Paris et la Normandie. Dessins où la nature est unifiée par le trait, baignée de lumière ou matifiée de brumes. Philippe Ségéral évoque quelques-uns de ses sujets comme étant « juste une de ces paillettes d’éternité qui nous sont parfois données, sans rime ni raison apparente, et qu’étourdiment nous nous étonnons ensuite d’avoir gardées, ces choses étant si peu spectaculaires, si banales. Mais l’âme en nous ne s’y est pas trompée une seconde : elle a reconnu immédiatement la vraie nature de l’instant vécu et l’a marqué d’une marque ineffaçable. » L’invitation au voyage ne peut être déclinée ou remise à plus tard. Instantanément admis, voire projeté, dans la beauté du monde – cette beauté banale soudain révélée – le spectateur retrouve, ici, et particulièrement dans les ambitieux formats Grand paysage avec rivière (176 x 147 cm), et Bois (110 x 134 cm), les voies secrètes d’une poétique de la rêverie jamais à court d’inspiration. Il nous invite œuvre par œuvre à franchir le seuil d’une réalité poétique que le voyageur distrait ou pressé avait bien failli manquer.

Exposition de groupe du 26 janvier au 26 février 2017